100 mots et l’internaute ne lit que 50% de vos infos

La preuve qu’une écriture synthétique est fondamentale : de 30 à 100 mots, l’attention de l’internaute moyen chute de moitié. C’est l’une des conclusions de la dernière étude en utilisabilité menée par 4 chercheurs de l’Université de Hambourg, et relayée par une récente alerte de Jakob Nielsen. On savait que la longueur des textes online était déterminante pour leur efficacité, c’est donc confirmé, résultats à l’appui.

Quelle est la proportion de texte lu ?

Se basant sur les comparaisons entre différents formats textuels de pages web (de 30 à 1200 mots environ), Jakob Nielsen explique dans son article “How Little Do Users Read?” que les internautes passent plus de temps sur les contenus les plus longs, mais que la perte d’attention plonge de 82% au-delà d’un certain seuil : “Users tend to spend more time on pages with more information. However, the best-fit formula tells us that they spend only 4.4 seconds more for each additional 100 words”. 4,4 secondes pour parcourir 100 mots. Capisce ?
Au-delà de 30 mots, la lecture réelle s’appauvrit rapidement et la quantité d’information réellement assimilée par l’internaute se réduit facilement en peau de chagrin. A 500 mots, l’internaute lit 30% du contenu. Il scanne ou survole simplement à hauteur de 60%. Que dites-vous de ça ? En rappelant évidemment qu’il s’agit d’une moyenne déduite par Jakob Nielsen, et que les profils d’utilisateurs fluctuent.

Quelle conclusion tirer de cette étude ?

Je pense personnellement que ces données doivent avoir un impact plus fort sur les sites à vocation commerciale. Là où le lecteur recherche activement de l’information, il aura tendance à être plus attentif (vous êtes toujours là, la preuve). Les précédentes études Eyetrack l’ont démontré. Mais lorsqu’il s’agit de vendre un produit ou un service, mieux vaut être direct, éviter le verbiage, produire une écriture concise et claire au possible. En évitant de dépasser les 100 mots, ou 600 signes, notamment pour des pages de présentation.

Je sais, ce n’est pas vraiment mon cas. Mais vous êtes un lecteur ou une lectrice de haut niveau, n’est-ce-pas ? ;-)

Anecdote : il paraît que le bouton BACK est le troisième élément le plus utilisé sur le Web, juste derrière les liens hypertextes et les boutons “call-to-action”.